16 mai 2010
Le collectif des Territoriaux intervient lors de la conférence de presse du 6 mai 2010
CONFERENCE DE PRESSE
DU JEUDI 6 MAI 2010
Après
la décision de Monsieur le Préfet de l’Essonne d’augmenter arbitrairement les
impôts locaux de 50% l’automne dernier, certains employés territoriaux de la
ville de Grigny et de la Communauté d’Agglomération les Lacs de l’Essonne ont
décidé de se constituer en collectif.
En
effet, l’augmentation insupportable de l’imposition locale qui a touché
l’ensemble des Grignois et par là même de nombreux employés territoriaux (80%
des employés sont habitants de Grigny) s’est accompagnée d’une réduction
drastique des dépenses de fonctionnement (environ 500 000 € pour les
charges à caractère général et environ 500 000 € pour les charges de
personnel).
C’est
la double peine : payez plus et vous obtiendrez moins.
Dans
ce contexte, nous avons considéré qu’il était insupportable que l’Etat accentue
les inégalités et remette en cause le principe d’égalité d’accès aux services
publics locaux.
Contrairement
aux fondements même de la Constitution Française qui a inscrit la nécessité
d’établir une égalité territoriale dans notre pays notamment en donnant des
moyens aux services publics, Monsieur le Préfet de l’Essonne refuse, par son
geste, d’appliquer ce principe fondamental.
Face
à cette inégalité d’accès aux services publics, conséquence d’une inégalité
financière entretenue par l’Etat depuis 1974 et donc, comme certaines villes
notamment La Courneuve, confrontée à une discrimination territoriale, les
employés territoriaux de Grigny se sont mobilisés pour le maintien d’un service
public en direction de l’ensemble des Grignois.
Quel service public
aujourd’hui à Grigny ?
Tout
d’abord lorsqu’on analyse la situation budgétaire de Grigny de l’extérieur et
surtout quand on la compare aux paramètres nationaux on serait amené d’entrée
de conclure que le déficit cumulé depuis plusieurs années est le fait d’une
mauvaise gestion. Certains d’ailleurs se sont essayés sur cette piste pendant
plusieurs semaines et l’ont vite abandonné faute de trouver quoi que ce soit
pour étayer leur dire. C’est méconnaître totalement le territoire, ces réalités
sociales, le potentiel fiscal des contribuables, ses enjeux et les avis répétés
des experts financiers à savoir la Chambre Régionale de Comptes en particulier.
Il
n’est pas nécessaire de réitérer ces avis depuis 2003 mais pour une meilleure
lisibilité sur le service communal il est souhaitable de rappeler quelques
extraits :
« La
commune de Grigny connait des difficultés financières en raison notamment d’un niveau de ressources de fonctionnement
inférieur à celui des communes de même strate démographique alors qu’elle doit
répondre à des besoins sociaux importants ». (avis de la CRC en août
2003).
« Les
efforts accomplis par la collectivité sur l’exercice 2003 pour maîtriser
l’évolution de ses dépenses lui ont
permis de respecter le cadre fixé pour les avis mentionnés » (avis de
la CRC en mai 2004).
Il apparaît que la
commune a effectué un effort de trois millions d’euros grâce aux économies de
gestion réalisées »
et qu’une hausse, même importante, de la fiscalité ne serait pas de nature à
rétablir l’équilibre, qu’elle se heurterait à la faible capacité contributive
de la population (Avis de la CRC en juin 2006).
« La commune de Grigny a respecté en
2007, la recommandation de la chambre de limiter
l’augmentation des charges courantes et des dépenses de personnel :
cependant, et en dépit du relèvement des taux de fiscalité effectuée la
même année, la situation financière de
la commune continue à se dégrader ;». (Avis de la CRC en août 2008).
Le
Président de la CRC considère qu’il faut des solutions pérennes, car le problème se situe au niveau des recettes
et pas des dépenses. Alors qu’elle constate dès 2004 qu’au total les
dépenses de fonctionnement sont constituées pour les 2/3 de charges incompressibles ».
Après
ces avis repétés de la CRC faisant le constat que le problème financier de
Grigny n’est pas lié à des dépenses non maîtrisées mais bien à un problème récurrent
de recettes soudainement en 2009, le Préfet décide d’ignorer l’évidence en taxant
les habitants et en réduisant encore plus le service rendu aux grignois.
Les
budgets successifs préparés et appliqués par les services municipaux en
collaboration avec les élus dans le cadre d’orientations politiques précises font
apparaître la mise en œuvre depuis de nombreuses années d’économies de gestion
dans les domaines des énergies, de la logistique et de maîtrise des coûts en
personnel.
Ce
n’est donc pas le résultat d’une mauvaise gestion mais bien un manque de
recettes lié au non respect des engagements de l’Etat depuis le début des
années 2000.
Et
aujourd’hui la seule réponse à ce manque de recette c’est l’augmentation arbitraire
de l’imposition et dans le même temps la réduction du service rendu.
Mais
la réalité actuelle c’est que l’on n’est plus dans les économies de gestion
mais dans la suppression drastique de certains services rendus aux grignois.
- Fermeture des structures sportives le
week-end
- Réduction des capacités d’accueil dans
les structures enfance alors que Grigny est la ville la plus jeune
- Réduction des capacités d’accueil dans
les structures petite enfance dont le budget est en déficit du fait de la non
pérénisation des engagements de l’Etat et de la CAF
- Suppression de la programmation
culturelle depuis l’automne 2009 hormis les actions bénévoles menées par les
employés municipaux et des artistes pour affirmer « juste pour que dure à
Grigny comme ailleurs le droit à la culture »
- Réduction à 1 sortie par an pour les
écoles alors que communément dans les autres villes du département le minimum
est de 2 sorties
- Limitation d’accès aux centres de
loisirs aux seuls enfants dont les deux parents travaillent
- Intervention limitées aux aspects de
sécurité dans le patrimoine du fait de règlements tardifs aux fournisseurs
- Réduction des effectifs dans les
services fonctionnels qui impacte directement le fonctionnement des services
opérationnels
- Pas de remplacement systématique des
agents laissant les services parfois plusieurs mois en difficulté. Notre
situation est bien pire que le slogan « un départ en retraite non
remplacé »
Et
la liste pourrait être longue si on ne se limitait pas aux services
emblématiques d’une ville jeune avec une
population pauvre.
Donc
la ville de Grigny n’est plus en mesure d’assurer normalement sa mission de
service public qui devrait, par la constitution, être égalitaire dans notre
République.
Cette
situation discriminatoire a des conséquences sur le développement de la
Commune.
Qui
s’implanterait dans une commune où l’Etat augmente les impôts locaux de 50% et qui
en retour ne donne pas le service que l’on attend.
Comme
l’indiquait Monsieur Madelin il y a quelques semaines dans une émission de
France Télévision :
« En
temps de crise il y a trois leviers pour s’en sortir : la réduction des
dépenses, la relance de la croissance, l’augmentation des recettes. Et
d’ajouter la pire est d’augmenter les recettes par l’imposition car ça bloque
la croissance ».
Ce
grand visionnaire libéral devrait se rapprocher de Monsieur le Préfet de
l’Essonne.
Donc
si pour revenir à une situation financière satisfaisante on ne peut pas
augmenter les impôts et que les dépenses sont déjà réduites à leur maximum comme
l’indique la CRC, seule la troisième voie est à travailler.
A
Grigny la croissance c’est :
- La poursuite du développement
économique (depuis des années le territoire de Grigny / Viry Châtillon est le
plus attractif de l’Essonne avec 25% des emplois privés créés dans le
département)
- La poursuite du projet de ville à
travers ses deux projets urbains et son centre ville avec ses clauses
d’insertion pour les grignois en rupture professionnelle
- La relance de la mixité sociale avec
l’application de la convention (GPV) sur le peuplement
C’est
donc l’intérêt que peuvent trouver de nouvelles populations, des investisseurs
et des entreprises à venir sur notre territoire.
Mais
en opposition à la situation actuelle si tous les acteurs veulent créer de la croissance à Grigny, il faut aussi des
services et notamment du service public à la hauteur des ambitions.
Pour un avenir d’un service
public de proximité à Grigny il faut :
- Des moyens financiers, humains,
structurels en corrélation avec le projet de ville (dans ses volets urbain,
économique et social contractualisés avec l’Etat comme cela c’est toujours
fait)
- Légiférer pour développer encore plus
une solidarité nationale pour les collectivités en difficultés à travers une
révision de la fiscalité locale.
- Obtenir des services publics de
proximité identiques à la majorité des collectivités locales
- Stabiliser l’imposition locale pour poursuivre
la croissance du territoire
- Rechercher rapidement des recettes qui
n’impactent pas le pouvoir d’achat des ménages grignois notamment à travers une
reconnaissance de la réalité du nombre d’habitants par l’INSEE et des
financements exceptionnels pour retrouver une normalité budgétaire à court
terme
En
conclusion la ville de Grigny se trouve aujourd’hui contre son gré dans
l’illégalité constitutionnelle par le fait d’une inégalité territoriale qui est
une forme de discrimination.
Les
employés territoriaux de la ville et de la communauté d’agglomération
n’acceptent pas cette situation et demandent d’accomplir leur mission de
service public dignement avec des moyens adaptés à la particularité du
territoire car comme il ne peut pas y
avoir un traitement des citoyens à deux vitesses il ne peut pas y avoir un
service public à deux vitesses.
Enfin
ce que demandent simplement les employés territoriaux de Grigny et de la
Communauté d’Agglomération les Lacs de l’Essonne c’est qu’on applique sur le territoire
la pensée d’Aristote dans Ethique à Nicomaque : « le juste est ce qui
est conforme à la loi et ce qui respecte l’égalité, et l’injuste ce qui est
contraire à la loi et ce qui manque à l’égalité.
Le collectif « pour l’égalité d’accès au service public »
26 novembre 2009
soirée festive et débat
Le Collectif « Grigny 91 pour
l’égalité
au droit d’accès au service public »
vous invite à une
soirée festive
Jeudi 3
décembre 2009
au centre culturel Sidney Bechet
A Grigny (à côté du centre
commercial « Casino »)
Au programme
« MANGO »
Avec Ricardo Torres
(groupe de Salsa
et rythmes latino)
Avec la
participation militante
de renommée
internationale
(chanson, jazz,
…)
Buffet

Pourquoi cette soirée ?
Nous
avons créé ce collectif pour défendre le service public communal, seul capable
de garantir l’égalité d’accès et la proximité aux habitants, quelles que soient
leurs ressources.
INJUSTE parce que l’Etat fait porter aux habitants la responsabilité de son
désengagement en les taxant et en ôtant les moyens au personnel d’accomplir ses missions.
INEFFICACE parce que cela ne règle en rien le déficit du budget communal qui a plus
besoin que jamais d’une plus juste répartition des ressources du pays.
Aujourd’hui,
les services publics sont très gravement menacés : suppressions de postes
dans l’éducation, les hôpitaux… privatisation du service postal, menace sur l'école maternelle... Les réformes en débat au parlement (suppression de la taxe professionnelle, réforme des collectivités...) amplifient cette menace.
Demain,
si nous nous laissons faire, pour avoir accès à la culture, au sport, aux
crèches, à la santé, etc… il faudra payer le prix fort de la privatisation.
C’est ce à quoi veut nous contraindre l’Etat.
Tous
ensemble nous serons plus forts pour résister !
Collectif « Grigny 91 pour
l’égalité au droit d’accès au service public »
Soirée Beethoven
Première action militante et revendicative du secteur culture – 14 novembre 2009 –
Propos de Luc Sanguinède, en ouverture.
Je
ne peux rester avec vous, car une belle dame m’attend de l’autre côté de l’Ile
de France, à Deuil la Barre précisément, où elle fête ses 80 ans.
Sa
beauté tient au fait qu’elle continue sans désemparer d’aller nourrir son
imaginaire au cinéma, au théâtre, d’étancher sa soif de culture dans des
lectures multiples, d’entretenir sa créativité dans le jaillissement artistique,
par exemple, en dessinant des affiches pour un festival d’émancipation
féminine, donc d’émancipation de tous. Festival au beau nom de « ciné-femmes ».
Ne
pouvant rester pour cette première manifest’action qui a quelque chose d’inédit
à Grigny, je m’autorise à vous donner à entendre un morceau de mon parcours
professionnel :
Dans
le cadre contraint de l’offre et de la demande en matière d’emploi, j’ai fait
le choix de travailler à Grigny, dont une majorité d’Elus ne considère
pas, je crois, la culture, l’expression littéraire et artistique comme un
simple divertissement marchand, mais comme autant d’occasion de se revitaliser,
vivifier ses idées, s’émotionner, s’enrichir au contact de l’autre.
Malgré
les pires difficultés que connaît la ville, la municipalité construit une
médiathèque de 1.000 m² à la Grande Borne.
Projette
la construction d’un nouveau Conservatoire.
Accueille
une partie des activités de la Compagnie école du Théâtre du Fil, Compagnie qui
sait si bien faire pratiquer l’art théâtral par tout un chacun.
Accueille
la Compagnie des arts de la rue, la Constellation, qui n’a de cesse
d’irriguer le territoire et donner à voir, à partager le meilleur dans ce
domaine.
Je
n’oublierais jamais que c’est à Grigny que j’ai vu sous la pluie, un enfant de
7 ans, pleurer des larmes de joie, en écoutant les yeux dans les étoiles, un
concert en plein air à la Ferme Neuve. (Les Commandos Percus).
Je
sais aussi, hélas que la tentation peut exister chez quelques uns de nos idylles
pris dans la tourmente des décisions préfectorales de sacrifier la culture et
l’expression artistique vivante à l’aune des contraintes budgétaires et
financières.
Je
leur demande de ne pas oublier comme le souligne ATD Quart Monde que « la
culture, l’art et la beauté, la création, sont essentiel à chaque personne et à
chaque peuple ».
Je
leur demande de ne pas oublier comme le dit Patrice de la Tour du Pin que « les
peuples qui n’ont plus de légendes sont condamnés à mourir de froid ».
Avant
de vous quitter, je voudrai remercier les acteurs locaux, les acteurs
culturels, les Elus, les artistes, ici présents qui se mobilisent afin que l’on
ne meure pas de froid à Grigny ou ailleurs.
09 novembre 2009
" LA CULTURE " UN DROIT POUR TOUS A GRIGNY
La Constitution Française
A inscrit le droit à l’égalité d’accès au service public pour tous. Force est de constater que ce droit est loin d’être appliqué. C’est notamment le cas des villes pauvres comme Grigny. Nous déclarons comme inacceptable que l’Etat pénalise doublement les habitants. D’abord par une hausse totalement injuste des impôts et ensuite par voie de conséquence par une diminution des services publics.
Parmi ces services publics il y a le droit à la culture. Or quoi de plus essentiel que la culture, fondation de toute civilisation.
Nous voulons ici remercier les artistes et les agents qui ont bien voulu, par cet acte militant, offrir aux habitants un spectacle de grande qualité.
Ce qu'ils en disent :
JUSTE POUR QUE DURE
à Grigny comme ailleurs,
LE DROIT A LA CULTURE.
Les décisions estivales du préfet de l'Essonne ont eu pour conséquence, entre autres, la suppression de la programmation culturelle de la Ville de Grigny, jusqu'à la fin 2009.
En réaction contre cette injustice, la Direction Education Culture met en oeuvre, avec le soutien d'artistes venus des horizons les plus divers, une programmation alternative, militante, et ... gratuite.
Les artistes participant à cette programmation viendront bénévolement apporter leur soutien à notre action pour le droit à la culture. Nous vous invitons à venir partager la première soirée de cette programmation :
SAMEDI 14 NOVEMBRE 2009
AU CENTRE CULTUREL SIDNEY BECHET
LE PROGRAMME DE CETTE SOIREE SERA CONSACRE A
LUDWIG VAN BEETHOVEN.
Nous aurons le plaisir d'accueillir un quatuor d'exception :
FABIEN ROUSSEL - VIOLON
LAURENCE VIALLE - VIOLON
MICHEL POZMANTER - ALTO
CLEMENT BIEHLER - VIOLONCELLE
qui interprétera le Quatuor à cordes Op.18 N°6 en Sib M
Et LAURENCE VIALLE - VIOLON
MARIA-PAZ SANTIBANEZ - Piano (professeur au conservatoire de Grigny)
qui joueront la Sonate en Sol M pour violon et piano
Nous espérons vous retrouver nombreux à cette occasion !
Le programme musical sera suivi d'un échange autour de la nécessité de sauvegarder l'offre culturelle, à Grigny comme ailleurs.

05 novembre 2009
NON A LA REDUCTION DE NOS BUDGETS DE FONCTIONNEMENT
NON A LA
REDUCTION DE NOS BUDGETS DE FONCTIONNEMENT
La décision sans appel du préfet de l’Essonne d’augmenter les
impôts locaux (50% pour la taxe foncière, 44% pour la taxe d’habitation), de
réduire dans le même temps les budgets de fonctionnement des services et du personnel,
de réduire les subventions aux associations, a incité des agents de la ville de
Grigny et de l’agglomération à rejoindre le collectif :
« GRIGNY
91 : POUR L’EGALITE D’ACCES AU
SERVICE PUBLIC »
Une centaine d’agents a participé, ces dernières semaines, à
des réunions débats que nous avons organisées. Nous avons décidé de rentrer en
résistance et d’agir pour le maintient d’un réel service public sur le
territoire.
DIFFERENTES MANIFESTATION SONT PREVUES
Interpeler les parlementaires en coordination avec le collectif « 100%
contre ».
Interpeler la presse nationale et les médias.
Organiser des rencontres décentralisées en direction de
l’ensemble des personnels.
Communiquer sous une forme encore à définir auprès de la
population Grignoise.
Créer une initiative sur la ville le samedi 21 novembre en
matinée.
Organiser une soirée d’information festive et musicale, avec
des groupes de renom, le jeudi 3 décembre 2009 à partir de 20H00 au Centre
Culturel Sidney BECHET.
D’autres initiatives
peuvent s’inscrire dans cette démarche sur propositions d’agents territoriaux. Notre service public est
aujourd’hui plus qu’en danger et témoigne d’une inégalité de traitement envers
les citoyens de la République, selon les territoires, en opposition avec les principes
de la Constitution Française.
POUR ETRE PLUS FORT
AUJOURD’HUI ET DEMAIN, REJOIGNEZ LE COLLECTIF
« GRIGNY 91 : POUR L’EGALITE D’ACCES AU SERVICE PUBLIC »
................................................................................
Nom :
Prénom :
Mail :
Je souhaite rejoindre le collectif
Je
ne souhaite pas rejoindre le collectif
Copiez et remplissez le document à partir des pointillés en précisant votre choix, adressez le par mail à :
grigny91.servicepublic@laposte.net
21 octobre 2009
Réunion d'information du Collectif
GRIGNY
91
POUR
LE DROIT A
L’EGALITE AU SERVICE PUBLIC
CHER (ES) COLLEGUE(s), DE LA VILLE DE GRIGNY ET DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION LES LACS DE L’ESSONNE, LECTEURS (TRICES) DE TOUTES PARTS,
Nous
vous informons que suite à la formation du collectif "GRIGNY 91 POUR LE DROIT A L'EGALITE AU SERVICE PUBLIC"
NOUS ORGANISONS UNE REUNION D'INFORMATION
JEUDI 22 OCTOBRE 2009
A 12 Heures
AU CENTRE CULTUREL SIDNEY BECHET
VENEZ NOMBREUX APPORTER VOTRE SOUTIEN AUX ACTIONS DU COLLECTIF, NOUS COMPTONS SUR VOTRE ACTIVE MOBILISATION
(Pensez à ramener un casse croûte
le collectif ne peut assurer le repas, merci)
Adresse du blog du collectif à communiquer largement dans vos
réseaux :
http://grigny91sepublic.canalblog.com
(un formulaire d'inscription sera bientôt édité dans le blog).
16 octobre 2009
Les Lacs de l’Essonne rejoignent la résistance
En plein été, le préfet de l’Essonne a décidé de gérer par arrêté le budget de la Ville de Grigny. Les premières conséquences sont une hausse de 44 % du taux de la taxe d’habitation et de 50 % du taux de la taxe sur le foncier bâti. Dans un premier lieu, la décision de M. Jacques Reiller a pour conséquence de diminuer le budget de fonctionnement de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne de 200 000 euros, dès cette année, au travers du coefficient d’intégration fiscale. Mais ce n’est pas la première raison pour laquelle nous, agents territoriaux de la Communauté d’agglomération, avons rejoins le collectif « Grigny 91 pour le droit à l’égalité au service public ». Voici quelques unes des raisons qui nous motivent.
En premier lieu, les arrêtés du préfet compromettent les politiques publiques à l’élaboration desquelles, à notre place d’agents des collectivités locales, nous avons participé, attachés à la fois à notre mission de service public au service des habitants et au Territoire lui-même, tant il n’est pas neutre d’avoir choisi de travailler sur ce territoire particulier.
Tous nos efforts, ceux des agents de l’Agglo. conjugués à ceux de la Commune de Grigny, contribuent à redynamiser un territoire mis à mal (veuillez excuser l’euphémisme !!!) par les carences coupables et structurelles de l’Etat. Nous tâchons, au jour le jour, d’améliorer le cadre de vie des habitants (voirie, espaces verts, assainissement…), de recréer de la mixité sociale, d’implanter des entreprises afin que des emplois soient créés au bénéfice des Virois et des Grignois… Nos nouveaux collègues de l’emploi travaillent à expérimenter tous les moyens pour remettre le pied à l’étrier à des centaines de jeunes et de moins jeunes… J’en oublie forcément et vous prie de m’en excuser.
Or, les décisions du préfet remettent en cause tout ce travail, qui tend à faire vivre et à amplifier la mixité sociale autant que la mixité habitat-services-activités. C’est bien pour ces raisons que nous, agents de la Communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, rejoignons le collectif « Grigny 91 pour le droit à l’égalité au service public ».
Signé : Les Lacs de l’Essonne en résistance
15 octobre 2009
GRIGNY 91 : Pour le droit à l’égalité au service public
Cher(es) lectrice(s), cher(s) lecteur(s),
Nous vous informons que suite à une assemblée générale réunissant plus de 70 agents de la Ville et de la Communauté d’Agglomération les Lacs de l’Essonne, un collectif a été constitué : GRIGNY 91 : « pour le droit à l’égalité au service public ». (Dans l’urgence, nous nous excusons de n’avoir pu prévenir tout le monde de cette AG).
Son objectif : Agir contre la décision du Préfet d’augmenter les impôts locaux et de réduire nos moyens de travail (- 480 000 € sur le personnel et – 520 000 € sur le budget des services).
Ce collectif n’est ni un parti politique, ni une organisation syndicale, juste un rassemblement de personnes partageant, dans la pluralité la plus large, les valeurs du service public et souhaitant agir pour le défendre.
Prochainement, nous organiserons plusieurs réunions afin que chacun d’entre vous puisse, s’il le souhaite, participer et apporter des idées afin d’enrichir notre mouvement.
De leur côté, les habitants, eux aussi, se sont organisés au sein d’un collectif « 100 % contre ».
Nous pensons que leurs actions contre la hausse des impôts par le Préfet et la nôtre afin d’obtenir des moyens pour le service public communal vont dans le même sens.
C’est pourquoi, nous vous appelons à participer massivement à la manifestation organisée par le collectif « 100 % contre » :
SAMEDI 17 OCTOBRE 2009
A 10 Heures
Esplanade des Droits de l’Homme
(devant le Centre Culturel Sidney Bechet)
Nous comptons sur votre mobilisation !
Pour rejoindre le collectif « Grigny 91 : Pour le droit à l’égalité au Service Public » : grigny91.servicepublic@laposte.net


